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L’internet insolite
Introduction
En effet, internet représente une source infinie d’information de tout genre, le but de cette activité sera de découvrir et faire découvrir à vos camarades plusieurs facettes d’internet.
Tâche
Votre tâche sera d’étudier un site internet afin d’en déterminer son utilité.
Votre travaille se divisera en deux parties, vous aurez d’une part :
  1. à préparer une présentation orale de 5 à 10 minutes (à l’ensemble de la classe et en français). Un vote sera effectuer pour élire le meilleur programme. Il est donc recommandé de soigner la présentation (photos, vocabulaire utilisé...). La classe attribuera des points à toutes les présentations.
  2. d’autre part, un résumé écrit de 10 lignes à effectuer.
Processus
Composez tout d’abord des groupes de 3.
Choisissez le sujet qui vous inspire le plus dans la liste suivante :
  1. Bookcrossing et phototag
  2. Kazaa
  3. Google
Annoncez alors à votre professeur le sujet choisi afin qu’il y ai bien un sujet par groupe.
Consultez TOUS les liens correspondant à votre sujet d’étude listés ci-dessous (dans la rubrique « ressources »).

La langue de travail est le français, il est interdit de parler espagnol !!!!

Une fois que vous aurez passé en revu les pages Web :
  1. préparez votre présentation orale (répartition des rôles, recherche du vocabulaire manquant, recherche du matériel adéquat pour la présentation orale : image, posters, musique… car n’oubliez pas que la qualité de votre présentation sera notée)
    ATTENTION : vous n’aurez pas le droit de lire pendant la présentation, votre professeur vous autorisera cependant à avoir une fiche avec des notes (non rédigées).
  2. préparez le résumer d’environ 10 lignes sur le sujet choisi (luis aussi sera noté)
Ressources
Le bookcrossing

http://www.philippa.nl/bookcrossing/France/promotionbiba.htm
http://www.lavoixdunord.fr/vdn/journal/plus/multimedia
/bookcrossing/art2.shtml
http://www.journaldunet.com/0309/030908bookcrossing.shtml
http://www.rinaldiweb.it/eurobc/fr/index.htm
http://www.phototag.org/
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatintendances/
le_matin0/coup_de_coeur/passe_a_ton_voisin.html

Kazaa

http://www.zdnet.fr/actualites/technologie
/0,39020809,39123893,00.htm
http://www.branchez-vous.com/dossier/actualite
/04-312301.html
http://www.lexpress.fr/multimedia/actumulti/neteconomie/
dossier/copie/dossier.asp?ida=383142

En musique, les dangers de la gratuité

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25 Janvier 2003

L'Industrie et les arts de la musique sont confrontés à deux problèmes de société majeurs : le clonage et le tout sécuritaire. Le clonage, par la reproduction à l'identique des disques grâce notamment aux graveurs de salon ; la sécurité, par la multiplication des verrous imposés par les logiciels de partage sur l'Internet qui menacent d'implosion imminente la propriété intellectuelle. D'un côté, le consommateur est confronté à l'étalage des matériels de copie ou des logiciels le permettant ; de l'autre, il bute contre les systèmes anticopie déjà en place sur les DVD et en extension sur les CD.

Les industriels du disque se souviennent encore avec frayeur du jour où sont apparues les premières publicités pour les graveurs de CD-R, au lendemain exact de la vente de PolyGram, sa filiale discographique (aujourd'hui Universal Music), par le groupe néerlandais Philips, inventeur du CD-R et des graveurs. De même, les jeunes créateurs qui utilisent l'ordinateur pour fabriquer des oeuvres où l'échantillonnage devient aussi courant que l'usage de la guitare ou du pinceau sont menacés aux Etats-Unis par les lois qui sanctionnent l'utilisation de matériel permettant le « copier-coller ».

Entre la liberté de création et la nécessité de la protection, le dilemme est grand, et induit une schizophrénie inédite. L'art peut-il être gratuit ? Doit-on payer à chaque fois qu'on aime ? Ce qui est admis sans trop de protestations dans le domaine du cinéma, où personne ne trouve officiellement à redire sur les systèmes anticopie implantés sur les DVD, est souvent perçu comme une atteinte au droit du citoyen dans le domaine de la musique. Les utilisateurs de logiciels de partage ou de graveurs de CD sont sans doute jeunes et sympathiques, il convient donc de ne point les heurter. C'est une des raisons pour lesquelles les artistes, qui n'en pensent pas moins, sont restés muets sur la défense de leurs droits, quand ils n'ont pas lancé d'hypocrites appels au piratage.

Tout cela a été discuté au Marché international du disque et de l'édition musicale (Midem) qui s'est ouvert à Cannes le 18 janvier, et le sera encore. Confortés par une hausse d'environ 4 % du marché hexagonal du disque, alors qu'il s'effondre partout ailleurs, les producteurs français se réjouissent de la sentimentalité nationale qui a poussé les ventes des anciens (Johnny Hallyday, Renaud, Patrick Bruel avec des chansons des années 1930), tout en se gaussant des médias ayant consacré des « unes » enthousiastes à Napster et se plaignant aujourd'hui de la concurrence déloyale des quotidiens gratuits...

Sans doute la musique a-t-elle un mode de circulation marchand différent, plus libre, plus proche. Dans la société des loisirs d'aujourd'hui, elle est diffusée sans frontières et à longueur de journée, de la radio à l'ascenseur. La stratégie commerciale des industriels, non seulement du disque, mais aussi de la distribution, chaînes de magasins et hypermarchés, a engendré un terrible déficit affectif. La raréfaction des disquaires de proximité ou spécialisés, où l'on pouvait découvrir des musiques inconnues, a été une catastrophe. Pour certains, le désir et l'envie se sont déplacés vers Napster, puis KaZaA, ou d'autres systèmes d'échanges de fichiers musicaux.

A contrario, la tentation des grandes machines de production et des artistes de consommation courante a été de cibler un marché de têtes de gondole, quitte à tricher sur la qualité artistique. Une fois satisfaite l'impulsion d'achat suscitée par la télévision et la publicité, l'amateur se retrouve en quelque sorte gros-jean comme devant, sans l'amour qui portait leurs publics vers Georges Brassens, Bob Dylan, Amalia Rodrigues ou Vlado Perlemuter.

Pendant ce temps, les majors du disque imposaient aux consommateurs de rénover leur discothèque via un nouveau produit dit inusable, le CD, un format qui n'a jamais su créer un lien affectif avec l'amateur de musique - à preuve, le retour passionné au vinyle, que les DJ et créateurs électroniques ont de longue date élu comme objet exclusif de leurs amours. Le CD, petit objet consommable, a souvent forcé les artistes à faire du remplissage, à passer de la concision à l'étalage, sans doute pour légitimer un prix en expansion.

Modèles caducs

Rien dans tout cela ne justifie que les créateurs, qu'ils soient rappeurs ou sopranos, ne méritent salaire. On peut imaginer un retour au mécénat, un virage qui verrait Eminem, Luciano Pavarotti, Wynton Marsalis ou Alain Bashung attachés à la cour d'un roitelet ou d'un prince généreux et mélomane. Ou à un Etat, vecteur de l'art officiel, ou de la contre-culture récupérée par l' entertainment. On peut, a contrario, militer pour un mode ultra-libéral, où les artistes seraient seuls maîtres à bord de leur petite entreprise planétaire, gérants uniques de leur pactole, chacun pour soi, chacun sa case de distribution et son avocat chargé de décapiter hier Napster, aujourd'hui KaZaA.

Ces modèles sont caducs. Celui qui était en vigueur jusqu'au milieu des années 1980 - gestion collective des droits, tissu industriel diversifié - est mis à mal. Les concentrations se sont accélérées dans l'industrie du disque, la culture de masse a pris le pas sur la singularité, l'Internet a bouleversé les certitudes. Il va falloir changer.

A ceux qui défendent l'idée que la propriété intellectuelle, c'est du vol, la question est posée d'une fracture sociale, où les détenteurs de biens matériellement identifiés (terres, immeubles, lingots d'or) tiendraient les rênes d'une économie où les biens immatériels ne pèseraient rien. Mais il se trouve que ces propriétaires et gestionnaires de contenu, les éditeurs, prennent une place croissante dans le système de production des arts et des loisirs culturels.

Plutôt que de pérorer sur la noirceur des intentions des majors du disque - cinq aujourd'hui, sans doute moins à brève échéance -, les amis de la gratuité devraient s'interroger davantage sur la décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui vient de prolonger de vingt ans la durée du copyright, volant au secours de Walt Disney qui voyait approcher avec horreur le jour où Mickey Mouse allait tomber dans le domaine public. Les ayants droit du Boléro de Ravel, dont la société d'édition est en partie basée aux Etats-Unis et gérée via des paradis fiscaux, s'en réjouiront également.

Les éditeurs touchent 50 % des droits des auteurs. Les vedettes françaises ont compris le côté lucratif de la loi, et ont, la plupart du temps, créé leur propre société d'édition. En ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, les fabricants de tubes, les stars, les partisans de l'« intégration verticale » (les chaînes de télévision ou des radios musicales qui produisent des disques maison, par exemple) pourraient créer un monde de monopole, battu en brèche par des usagers libertaires. Pour y résister, d'autres auront envie de bâtir un environnement où tout est interdit afin d'éviter tout risque de déperdition.

Véronique Mortaigne


Google

http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl
/neteconomie/infos/article/20020709144840
http://www.aposition.com/zoom_google.htm
http://www.lexpress.fr/multimedia/actumulti
/neteconomie/dossier/google/dossier.asp?id=430234
Google à l'assaut de la Toile

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13 Janvier 1999

Deux étudiants se lancent sur le marché encombré des sites d'index avec un mode de classement innovant

SERGEY BRIN et Larry Page étaient doctorants à l'université Stanford, le mythique campus de Palo Alto en Californie. Après trois ans de travaux sur les techniques de recherche d'informations et dix-huit mois de réflexion, ils ont abandonné leurs études pour fonder Google Inc, avec la ferme intention d'en faire un géant de la recherche sur Internet. Leur site vient ainsi de passer du label « .edu » des universités américaines au « .com » des entreprises à but lucratif. Sergey Brin revendique aujourd'hui plusieurs centaines de milliers de connexions par jour, un nombre « multiplié par dix tous les six mois ». L'originalité de Google n'apparaît pas au premier abord. Le savoir-faire de ses chercheurs est masqué par une interface plutôt austère. « Notre force réside dans la méthode de classement des documents à chaque requête », explique Sergey Brin. Contrairement à Yahoo, un annuaire qui repose sur une base de données construite par des dizaines d'internautes, Google appartient, en effet, à la catégorie des moteurs de recherche. Il s'appuie sur un logiciel- robot chargé de visiter les sites de la Toile et d'indexer les documents.

Pour chaque fichier rencontré sur la Toile, les ordinateurs de Google recherchent, dans leur base de données, les documents qui pointent sur lui. A chaque citation, sa note de pertinence s'accroît. « Un document fréquemment cité en référence est a priori plus intéressant qu'un document que personne n'a remarqué », avance Sergey Brin. Ce parti pris laisse sans doute de côté des joyaux inconnus de la Toile, mais s'avère très efficace à l'usage. Ainsi, une recherche avec les mots « Bill Clinton » sur Google renvoie d'abord au site de la Maison Blanche, alors qu'AltaVista ne fait apparaître le site qu'après des dizaines d'autres références.

Les fondateurs de Google s'attachent désormais à améliorer la rapidité de leur outil, saturé par son succès en dépit d'une connexion à 100 Mbits/s. Ils étudient également des versions étrangères de leur site offrant la possibilité de restreindre la recherche à une langue donnée.

Leur base de données recense aujourd'hui 60 millions de documents mis à jour deux fois par mois. Mais, avertit Sergey Brin, « nous préparons un index de 150 millions de pages, avec l'objectif d'être en mesure de le refondre complètement sur un rythme mensuel ». On imagine la quantité de calculs et d'astuces nécessaires pour vérifier le nombre de citations de chacun d'entre eux... « Le terme « google » signifie 10100 ; autrement dit, un 1 suivi de 100 zéros, précise le site. Ce mot a été prononcé par le neveu d'Edward Kasner, un mathématicien qui cherchait un terme pour désigner ce nombre... »

Sergey Brin et Larry Page ont réussi à convaincre différents investisseurs d'injecter plusieurs centaines de milliers de dollars dans l'entreprise, avec un objectif de rentabilité encore incertain. Mais Sergey Brin estime qu'il n'est pas trop tard pour investir le marché pourtant encombré de la recherche d'informations sur Internet : « Notre apport technologique permettra à Google de trouver sa place. » Son flegme ne semble pas effrayer les actionnaires, habitués à investir dans les start-up. On trouve parmi eux, Andy Bechtolsheim, cofondateur de Sun et aujourd'hui vice-président du géant du réseau Cisco, et Ron Shriram, un ancien de chez Netscape. « Il a été très facile pour nous de trouver des fonds, reconnaît Sergey Brin. Le site Google expérimental installé sur les serveurs de Stanford avait suscité la curiosité des spécialistes. Nous avons pu nous offrir le luxe de choisir nos partenaires. »

Les fondateurs de Google ont également bénéficié de l'appui de leur université d'origine. Propriétaire de la technologie développée en son sein, elle devrait prendre des parts dans l'entreprise : « Stanford a toujours pratiqué une politique de licence raisonnable avec les chercheurs qui créent des entreprises. » Les faibles royalties que l'université réclame permettront aux deux doctorants de tenir un an. Sergey Brin et Larry Page rêvent du jour où ils pourront s'offrir des bureaux à 240 francs le mètre carré mensuel dans le Downtown, le coeur de Palo Alto. Sergey Brin reconnaît que « les bureaux sont moins chers à San Francisco », avant d'ajouter que « s'installer à Palo Alto est une consécration ».

DENIS DELBECQ
Evaluation
L’évaluation de la présentation est une évaluation du groupe et non pas individuelle, chaque groupe ainsi que le professeur notera chaque présentation orale. Un vote sera effectuer pour élire le meilleur programme. Il est donc recommandé de soigner la présentation (photos, vocabulaire utilisé...).

Points1 23Points
Qualité de la présentation orale (répartition des rôles…)MoyenneBonneExcellente 
Objectif atteint (présentation du site internet)NonOui, partiellementOui, totalement 
Validité de l'exposition orale (Grammaire correcte, vocabulaire varié, prononciation)MoyenneBonneExcellente 
Qualité du matériel choisiMoyennePertinenteTrès pertinente 


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